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Lu dans les DNA le rapport des experts ( à avoir froid dans le dos !!)
Le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) avertit : le réchauffement climatique frappera en premier les régions les plus pauvres mais il aura des impacts négatifs sur toutes les régions du monde.
Malgré l'urgence, les États-Unis et la Chine ont tout tenté pour édulcorer le message scientifique. La quasi totalité des données chiffrées a été retirée du résumé du rapport présenté hier et le seuil au delà duquel les impacts s'aggravent notablement a été relevé de deux degrés.
Cette volonté d'obstruction augure mal des prochains grands rendez-vous internationaux, comme le G8 des pays industrialisés au mois de juin qui sera en partie consacré au climat.
Bourgeons, migrations, ponte... les printemps seront plus précoces
DES ÉCOSYSTÈMES PERTURBÉS.- Les experts ont observé que de nombreux systèmes naturels, sur tous les continents et dans la plupart des océans, sont déjà touchés. Les lacs glaciaires grandissent et les sols gelés deviennent instables. La capacité de stockage du dioxyde de carbone par les écosystèmes terrestres, comme les forêts, devrait culminer en 2050 avant de décliner ou même de se transformer en émetteur net de gaz carbonique, amplifiant le changement climatique.
La toundra, les forêts boréales, les montagnes, les écosystèmes méditerranéens et les régions côtières sont les plus menacés.
Les événements printaniers, bourgeons, migration des oiseaux et ponte, sont plus précoces et des espèces animales et végétales se déplacent vers le nord. Algues et zooplancton prolifèrent, les poissons migrent plus précocement. Si la température mondiale n'augmente que de 1,5°, 20 à 30% des espèces végétales et animales sont menacées d'extinction.
L'EAU PLUS RARE-. D'ici 2050, le débit moyen des rivières et la disponibilité en eau devraient augmenter de 10 à 40% aux hautes latitudes et dans certaines régions tropicales humides. En revanche, elles devraient diminuer de 10 à 30% dans certaines régions sèches aux latitudes moyennes et tropicales. Les surfaces affectées par la sécheresse devraient s'étendre. Les fortes précipitations, dont la fréquence augmentera, accroîtront le risque d'inondations.
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L'AGRICULTURE MOINS RENTABLE.- Les rendements agricoles devraient augmenter légèrement dans les régions de moyennes et hautes latitudes (plus froides) si la température augmente localement de 1 à 3° selon les cultures, mais pourraient diminuer au-delà. Aux latitudes plus basses, en particulier dans les régions sèches et tropicales, les rendements devraient diminuer même avec une augmentation locale des températures limitée à 1 ou 2°.
LA SANTÉ DÉGRADÉE.- La santé de millions de personnes sera affectée par la malnutrition, les décès et maladies liés aux vagues de chaleur, inondations, sécheresses, tempêtes et incendies. Les experts prédisent une prévalence accrue des maladies diarrhéiques et des maladies cardio-respiratoires dues à des concentrations élevées d'ozone. Dans les zones tempérées, les effets positifs (moindre mortalité liée au froid) seront plus que compensés par les effets négatifs de la hausse de température et des canicules dans les grandes villes.