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Vendredi soir nous avons beaucoup apprécié le concert d ' Ivan Rebroff.J'ai aussi découvert cette petite église pleine de charme.
voici l'article des DNA de ce jour
Pour un concert annoncé à 20h, il ne restait déjà plus que quelques places au fond, à 19h30 ! Souci des auditeurs d'être dans les premiers rangs sans doute. Engouement pour la "vedette" ? Oui, tout autant, puisque le public ne lui a pas ménagé ses applaudissements.
Yvan Rebroff a vieilli, il ne s'en cache pas. Son orchestre, un trio de musiciens russes (« ils viennent de Sibérie » dit le chanteur, ça rajoute une pointe d'exotisme !) entame le concert avec maestria lorsqu'appâraît le maître, toque de fourrure, tunique slave, et canne à la main. Premier morceau chanté a capella. Immédiatement, sa voix fait merveille. C'est vrai qu'elle est inimitable. Il le sait, puisqu'à un moment il se livre, amusé, à une démonstration, mêlant le rauque de ses cordes vocales aux claquements de langue imitant le galop d'un cheval !
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Opéré d'une hernie discale, la grande star des années 70 chante la plupart du temps assis. (Photos DNA)
400 personnes écoutent la star des années 70
Le public est conquis. 400 personnes, serrées les unes contre les autres sur ces bancs d'église, écoutent la star des années 70 chanter des airs russes où il est question de chevaux, de troïka, de cloches. L'Ave Maria de Schubert suscite un tonnerre d'applaudissements. Chanté sans démesure, sans trop d'emphase, dans ce décor de piliers de grès magnifié par un bon éclairage, c'est grandiose.
Mais il y a un bémol, tout de même. Rebroff, tout acquis à son public est un vieux monsieur. La plupart du temps, il chante assis. Il explique qu'il a subi une opération suite à une hernie discale, ce qui excuse pleinement l'usage du fauteuil. Mais du coup, l'ambiance ne décolle pas vraiment. On sent le papy à bout de souffle, d'autant qu'un long entracte crée une sérieuse coupure dans le spectacle. Pas perdu pour tout le monde, puisque les ventes de CD se font pendant l'intervalle.
Après, il faut à nouveau re-chauffer une salle qui s'étonne un peu de la brièveté du concert. La virtuosité du trio Sabawa dans l'interprétation contemporaine des airs russes et l'incontournable Kalinka ne suffisent pas franchement à faire pardonner à la production un prix des places que d'aucuns ont jugé élevé pour un concert de petite ville (26€). Mais la venue dans nos provinces de pointures internationales - fussent-elles d'une autre époque - est trop rare pour qu'on boude son plaisir...
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