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Les chefs d'entreprise avaient été sélectionnés par Adrien Zeller, l'ordonnateur de la rencontre, dans le secteur des énergies renouvelables. « Nous comptons plus sur les effets de synergie entre les acteurs que sur des instructions venues d'en haut », a dit le président du conseil régional.
25 millions d'euros pour 25 mégawattsFillon a beaucoup écouté pendant cette heure de « formation permanente du Premier ministre », enregistré les doléances des patrons, et félicité la Région Alsace d'avoir été « la première à prendre en compte l'ensemble des problèmes de développement durable ». « Oui, on va mettre le paquet sur le nucléaire, sur les énergies renouvelables, sur les économies d'énergie », s'est-il engagé. Marc Roquette, PDG de l'entreprise qui porte son nom, a évoqué son projet de géothermie profonde à Beinheim. Il ne s'agit pas de produire de l'électricité, comme à Soultz, mais de remplacer 75 % de l'actuelle consommation de gaz de l'usine par une énergie non émettrice de CO². Pour chercher ces 25 mégawatts d'énergie dans le sous-sol, il prévoit d'investir 25 millions d'euros. Roquette, installée à Beinheim depuis 1976, fabrique de l'amidon par extraction de plantes, pour des produits alimentaires (confiserie, boissons, alimentation infantile, etc.). « La crise du pétrole nous a conduit à amorcer le remplacement de la pétrochimie par la végétochimie. Tout ce qui est fait à base de pétrole peut désormais être fait par la biomasse », dit Marc Roquette. Le puits de géothermie sera creusé à Hatten et l'eau chaude amenée douze kilomètres plus loin par une canalisation calorifugée souterraine. Reste à résoudre le problème de l'outil d'assurance lié au risque de la géothermie profonde. Guillaume Fichet, directeur d'usine de Roquette a bon espoir que la géothermie sera opérationnelle en 2010. Paul Siat, l'un des frères propriétaires de la scierie Siat-Braun à Urmatt, l'une des plus grandes d'Europe, s'est vu retoquer pas plus tard que jeudi son projet de cogénération : la production d'énergie par combustion d'écorces, à la fois pour sécher le bois et revendre le surplus en électricité. On a cru comprendre hier qu'une deuxième mouture du projet aurait toutes les chances d'être acceptée à Paris.
La formation des installateurs ne suit pasDominique Henneresse, directeur de De Dietrich Thermique a soumis au Premier ministre la question de la formation d'installateurs et de techniciens de maintenance. « Ils deviennent des fournisseurs de solutions complètes multi-énergies. La formation ne suit pas parce que les technologies évoluent trop rapidement ».
