amitié , nature ,famille , généalogie, vacances, photos ...
Monsieur Hulot, personnage lunaire surgi de nulle part, débarque avec sa voiturette pétaradante pendant les congés d’été dans une station de bord de mer.
Inconscient du principe qui l’anime, il se promène dans la vie courante de ces vacanciers en bouleversant les logiques de comportement qui s'y sont installées récemment.
Complètement dans son monde sans aucune perception de sa différence avec la collectivité, il révolutionne les règles communes du savoir-vivre en y inculquant sa folie douce.
Affublé de son minuscule véhicule pétaradant, il éprouve par sa grande taille les pires difficultés à pénétrer à l’intérieur. La divine proportion est balayée par cette approche clownesque des éléments. L’homme n’en a cure, la disproportion est son royaume.
En ces années d'après-guerre, les vacances reprennent leur rythme et toute la société est représentée dans cet hôtel de la plage semblable aux autres, dans un contexte simplifié, dénudé, avec le peu d’animation sur les plages de cette époque, les vacanciers y semblant plutôt en cure.

Cette morosité est chassée par la prestation de cet incorrigible gaffeur en représentation constante dans ce microcosme peu habitué au trouble où se côtoient l'homme d'affaires stressé, l'intellectuel, la blonde qui attire les regards, l'anglaise, l'"ancien" militaire toujours en campagne, le couple de retraités, le sportif, etc.
Chez Hulot rien n'est prémédité, tout est naturel, et il va offrir d'inoubliables souvenirs de vacances à certains des vacanciers qui repèrent vite son atypisme : la blonde d'en face, le retraité, le fils de l'homme d'affaires, l'anglaise l'enjoignant à revenir l'année suivante.
Le son extrêmement travaillé du battant de la porte omniprésent pendant tout le film est représentatif de la méthode de travail du maître. C’est le leitmotiv du film.
Le dialogue est rare, certaines voix volontairement inaudibles. L’image volontairement dominante révèle la force de la pantomime...
(la suite) wikipédia