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Prochain concert
de l' Harmonie de Bischwiller
le samedi 26 mars 2011 à 20 h
Hier , avec Muriel, Dominique et leur petit-fils Simon , ainsi qu'avec Emma dont j'avais la garde j'ai fait un saut à l'exposition de généalogie à Walbourg , ci-dessous l'article des DNA paru ce matin et photos personnelles . J'ai eu l'occasion de rencontrer Antoine un de mes correspondants en généalogie et tonton d'une de mes collègues.
Rien de tel qu'une exposition de ce genre pour apprendre à remonter les branches d'un arbre généalogique. Fondée il y a dix ans, l'association wissembourgeoise compte aujourd'hui plus d'une centaine de membres et chaque année qui passe voit ses rangs s'épaissir. Tous les deux ans, elle organise une exposition « dans l'un des villages qui a achevé de réaliser le relevé complet de ses actes d'état-civil, dit son président Gilbert Schaal, que ce soit à partir des registres communaux ou paroissiaux ».
Travail de fourmi
Qu'est-ce qu'un relevé complet ? C'est une sorte de livre dans lequel sont répertoriés tous les actes de la commune, naissances, mariages, décès,
datant d'il y a plus de cent ans. Le maire de Walbourg conforte l'argument du président Schaal : « il est interdit de publier des archives de moins d'un siècle ». L'état-civil,
au plus loin qu'on puisse remonter, tient ainsi à Walbourg dans dix livres. A Lauterbourg, où se tenait l'expo il y a deux ans, il en fallait vingt. Un travail de fourmi pour ceux et celles qui
ont réalisé ces relevés, mais au final une sacré économie de temps pour tous les généalogistes amateurs qui s'évitent ainsi la fouille dans les registres originaux. Sans compter l'économie de
temps pour l'employé de mairie soumis aux questions du public. « De tels registres, il s'en édite près de deux tous les mois en Alsace », affirme Gilbert Schaal.
Jusqu'où remonte-t-on ainsi dans le temps ? C'est variable. Les paroisses protestantes ont commencé à tenir des registres au milieu du 16è siècle, tandis que les catholiques n'ont
enregistré les actes que vers la fin du 17è siècle. Cela tient au fait que Louis XIV n'a recatholicisé l'Alsace qu'au 17è siècle, par l'apport de populations venues de Picardie, de Savoie, du
Tirol ou de Suisse. D'où certains noms typiquement français.
Pourtant les citoyens ont changé de noms dans certaines circonstances. Ainsi, certains curés ont-ils, sans vergogne, germanisé au 18è siècle des Leroy en Koenig, des Gay en Lustig, des
Lenfant en Kinder et des Cannelle en Zimt !
Émigration tous azimuths
Hier, les amateurs, nantis pour certains de leur ordinateur portable, sont venus prendre qui des conseils, qui des renseignements. Plusieurs
associations amies dont celles de Sarrebourg, Bitche, Mulhouse, Pirmasens et d'autres mettaient leurs registres à disposition. Des particuliers arboraient sur des panneaux leurs arbres comme
autant de trophées. Au fil des flux de population, on pouvait ainsi deviner, en filigrane les mutations économiques. Si on trouve des Wissembourgeois à Mulhouse, c'est sans doute à l'essor de
l'industrie textile qu'on le doit. A Pirmasens, c'est à l'industrie de la chaussure. A Bitche, celle du cristal, etc.
A travers les arbres, la vie.
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