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Mercredi 8 juillet 2009

Avant de poursuivre notre journée à Wissembourg voici un article des DNA relatant une visite qui a eu lieu ce même jour ( dont j'ignorais l'existence et qui m'aurait aussi intéressée ) . A lire pour connaitre un moment historique important pour cette ville.


L'office de tourisme de Wissembourg proposait dimanche une visite guidée de la ville avec pour thème le parcours de la famille de Stanislas Leczinski, roi de Pologne et de sa fille, Maria Leszczynska, épouse du roi de France Louis XV.

Colette Moog, l'une des guides officielles de la ville, a conduit la visite, hélas suivie par un public trop clairsemé au regard de l'intérêt du thème. Les amateurs d'histoire venaient aussi bien de la ville que des environs, voire de bien au-delà, Sarreguemines par exemple.
 Stanislas Leszczynski était roi de Pologne de 1709 à 1715. Mis sur le trône par la famille royale suédoise, il fut rapidement contesté par le tsar et l'Autriche. Contraint à la fuite, il partit en exil pour trouver refuge, d'abord à Zweibrücken, en proche Palatinat, où son protecteur, le roi de Suède, lui fournit abri, puis à Wissembourg où, dans une situation de relatif dénuement, il habita un logement banal, avant de pouvoir habiter, durant un an, la demeure de la famille Jaeger, l'actuel palais Stanislas. Zweibrücken a conservé sa trace sous la forme d'une tombe, celle de la fille aînée du roi, décédée très jeune pendant l'exil. (*)

La façade de l'hôtel de ville plaît beaucoup aux Allemands

 Colette Moog a d'ailleurs emmené ses auditeurs jusqu'à la cour du palais, puis sur les remparts pour leur donner un aperçu de ce qui reste de la gloire passée du roi de Pologne à Wissembourg. Auparavant, on explora le centre de la cité, à commencer par l'hôtel de ville qui porte fièrement la couronne dorée évoquant la parenté de Stanislas avec le roi de France, Louis XV.

 Comme Haguenau, la ville avait, en 1677, été incendiée par les troupes de Louis XIV qui voulait regagner les dix villes de la Décapole. L'hôtel de ville n'y coupa pas, qui fut entièrement détruit. Les services municipaux avaient été relogés dans le bâtiment dit «de l'Ecrevisse», à l'arrière de l'hôtel de ville. En 1741, celui-ci fut reconstruit, sous la direction de l'architecte Joseph Massol, grande signature française de l'architecture qui a laissé des traces à Strasbourg aussi. Aujourd'hui, on a du mal à saisir la démarche de l'architecte dans cette façade qui pourrait être inspirée du style wilhelmien : elle plaît énormément aux touristes allemands qui ne manquent jamais de la photographier !
 Alors, « quel coup du destin a fait que le roi de France a épousé la fille du déchu roi de Pologne », ont demandé les visiteurs ? Louis XV a 15 ans, lorsque la famille royale tente de lui trouver épouse. Il est roi depuis tout jeune et on lui veut une rapide descendance étant donné sa santé fragile.
 Dans un premier temps, on pense l'unir à l'Infante d'Espagne, mais celle-ci n'a que ...7 ans. On scrute une liste de candidates possibles et parmi la centaine de possibilités, celle de la fille de Stanislas. La cour envoie à Wissembourg un peintre chargé de tirer le portrait de la jeune femme âgée alors de 22 ans. Au vu du portrait, Louis trouve Maria Leszczynska « sympathique » et se dit d'accord pour le mariage.

Le marié absent au mariage

 Les bans sont affichés en l'église St-Jean en même temps qu'au château de Versailles. Le 15 août 1725, jour de la fête de la Vierge, Marie se présente à la cathédrale de Strasbourg au côté du Duc d'Orléans, cousin du roi, remplaçant celui-ci, souffrant.
 Le vrai mariage aura lieu le 5 septembre suivant, à Fontainebleau. Louis a 15 ans, Marie 22. Ils auront huit filles et deux fils dont l'un mourra en bas âge, tandis que l'autre, Louis, mourra à 36 ans, trois ans avant sa mère. Marie Leszczynska, elle, disparaît en 1768, dans la solitude, deux ans après son père. Le roi Louis XV meurt le 10 mai 1774.

Ma. N.

(*) Voir les numéros 134 et 135 de la revue «L'Outre-Forêt», 2006. Auguste Schaaf y conteste d'ailleurs que Stanislas ait jamais habité le palais.

Édition du Mar 7 juil. 2009


Colette Moog et son groupe de visiteurs devant le bâtiment dit «de l'Écrevisse» qui a servi d'hôtel de ville de 1677 à 1741. (Photo DNA)


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Mardi 7 juillet 2009

Poursuivons notre rallye dans les vieilles rues de Wissembourg ....

Notre chemin expliqué par un rébus nous amena à l'ancien couvent des Dominicains transformé en relai culturel


Puis 80 pas plus loin (si mes souvenirs sont exacts ) nous arrivons à une belle maison avec des tourelles ( je ne sais plus son nom !....) où il faut deviner les symboles du blason au-dessus du porche  A droite est le blason de Wissembourg "château blanc" en traduction littérale

La question suivante nous a emmenés à l'hôtel de ville où il a fallu calculer la longueur de la façade, à chacun sa technique : à grande enjambées, en largeurs d'envergure, en comptage de pavés du trottoir et même la technique couchée ( par Lionel le fils d'Isabelle notre chef de choeur qui s'est allongé avec  son mètre 92 !)

 Quelques belles maisons sur notre passage. Ici maison Schaaf ayant appartenu à la famille Bartholdi sculpteur colmarien de la fameuse Statue de la Liberté à New-York.
La prochaine énigme se trouvé à l'église St Jean, nous devons trouver la particularité du toit. Nous pensions que c'est sa grande taille .... mais la réponse était qu'il y avait du colombage ( que l'on ne voit pas de ce côté-ci)  ni de ce côté là d'ailleurs

A suivre ....

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